Thaïlande, fin
LES JOURS D APRÈS
Aéroport, direction Trang, avec One 2 Go, qui devrait s appeler autrement, parce qu une fois tout le monde embarqué, tout le monde descend pour cause de « technical problems ». Un petit homme s agite sous l avion, avec un air perplexe, et hop, on remonte, on serre les dents, on prie Dieu et bouddha, et on arrive indemnes à Trang. Transfert jusqu’à Pakmeng Pier, long tail boat, arrivée à destination a Koh Hai, au Mayalay. Endroit sublime, huit bungalows en bambou sur la plage, ça vaut bien les exorbitants 60 euros la nuit, c’est le plus joli spot de la plage.
Première nuit, réveillées en sursaut par un boucan des enfers, un « truc » est tombe du plafond et pousse des cris bizarres. Lumière, vision d horreur, un « rodent » englué dans une sorte de frisbee, en pleine agonie. BIRK. On se rue pour trouver un homme – dans certaines situations, c est totalement indispensable – on réveille un pauvre gars a 5 h du mat qui nous débarrasse de cette chose immonde. Un peu traumatisées, on est. Ensuite les journées se ressemblent. Footing au lever du soleil, gyn, ptit dej, baignade, glande a l ombre, dej, sieste, baignade, glande au soleil couchant, bière, diner de trucs de la mer au BBQ, quelques massages au Tanya resort au bout de la plage. Une sublime excursion, quand même: koh kradan, jolie ile aussi, on se fait un stop miam au seven seas resort, bien luxe mais pas mega fendard – bonne bouffe néanmoins, puis emerald cave à koh mook, endroit magique qu’on a eu la chance de visiter seules, on nage dans une grotte et on arrive sur une mini plage encerclée de murs de roches pleines de végétation, une tuerie, un vrai goût de bout du monde qui n’a pas bougé depuis des siècles, à faire mourir de jalousie Patric Blanc, puis du snorkelling d’excellente qualité.
Quelques crottes de rat plus tard, un peu exaspérées, on se fait « surclasser » au Thapwarin – ndlr, on a rien contre les rats, mais pas a ce prix la. Plus de rat, mais des touristes sinistres, un endroit un peu aseptisé. L emploi du temps continue a ne pas varier. On s’énerve toujours ponctuellement sur la totale absence de conscience écologique des resorts de l’ile, et sur le tourisme de masse, mais je vais pas m’étendre là, je ferai un post plus tard.
Retour a Trang, on y passe la nuit cette fois, dans un endroit appele my friend, tres drole avec ses aquariums sans eau remplis de morses en bois (ouais…). On mange bio pour deux fois rien, dans un sublime endroit – Thang Luak, sur Thanon Pleon Pi Thak, qui fait aussi boutique bio – tellement paumé que le staff est obligé de nous ramener en scoot, sans casque. Idem le soir, ou c est la miss tiger beer qui nous ramène… a trois sur un scoot… born to be wild.
Retour à Bangkok, envie de piscine, on choisit un hôtel où on est supposées pouvoir s’incruster moyennant finances. Le chauffeur de taxi est fou à lier, nous perd en banlieue, on n y arrive tellement pas qu’il appelle … une traductrice (transposons la scène en france et rigolons 5 minutes), avec qui je finis par perdre patience à coup de « we’re in the fucking middle of fucking nowhere », la classe à la française, une heure et demie plus tard, et après une négo acharnée, on arrive à l’hotel, où le prix pour l’incruste à la piscine nous énerve tellement qu’on y va au culot et en toute décontraction, et on se baigne gratos. Le soir, all we can eat sushis, le retour, passage chez un tatoueur et sur Kao San Road, sorte d’enfer sur terre, cet endroit est une vraie horreur, faudra qu’on m’explique ce que les touristes y trouvent – surement pas du dépaysement, en buvant de la heineken et en écoutant de la grosse musique qui tache… no comment. Pas de taxi pour rentrer (les bouchons habituels + la manif), donc on choppe des motos taxis, en jupette mais avec un casque cette fois. Reconnaissables à leurs dossarts bleu ou orange, c’est quand même le moyen le plus rapide de se déplacer dans BKK.
Le lendemain, Chatuchak Market, encore en moto, pour un énervement shoppinguesque, Wat Pho, pour deux derniers massages, avec un monsieur charmant qui me dit « plus fort, plus lent, ça chatouille, ça fait mal ? » dans un français parfait, j’adore, puis Thanon Rambutri pour un tatouage, enfin deux.