Bali

D’abord, le vol : si la vie est complètement pas chère sur place, le vol, bein, c’est vraiment du vol. A partir cher, autant partir avec Singapore Airlines, on mange bien, on a de jolies chaussettes violettes anti-dérapantes coordonnées à la couverture, et les hôtesses sont sublimes dans leur costume traditionnel, c’est sûr, c’est pas la Lufthansa…

En prime, le transit à Singapour est super organisé (bus climatisé avec guide gratuit, douche ou snack), et un bus fait le tour de la ville pour genre 1,50 €, ça vaut le coup, nous on a juste fait Little India, la mosquée et Chinatown, mais c’est mimi, très Disneyland, et c’est un paradis du shopping.

NDLR : je cause en roupies, et pour la conversion, en  gros, nous c’était 1€ = 10 000 roupies.

Pour commencer à Bali, on a soigneusement évité Kuta et ses surfeurs australiens, et Denpasar où on a juste atterri. A quelques 30 mn (et 40 000 roupies en négociant fort), il y a Sanur, qui est un bien sympathique point de chute pour visiter le sud.

A Sanur, donc, point d’activité débordante, allez à la plage, baladez-vous, faites les magasins, visitez le musée Le Mayeur, les deux temples, et wala. Faites gaffe à Bali en marchant sur les trottoirs, y’a plein d’offrandes. Et aussi, la nuit, il fait vraiment nuit. Gardez une lampe de poche avec vous, on sait jamais (et une cape de pluie).

Une suggestion pour la découverte de la « ville » : remontez jalan danau tamblingan jusqu’à jalan hang tuan (à mes souhaits). Là vous avez le point d’embarquement pour Nusa Lembongan, j’y reviendrai plus tard. Accessoirement, c’est là aussi que vous trouverez Perama, la compagnie de bus qui relie les principales villes.  Puis redescendez en longeant la plage, avec ses hôtels de luxe (dont cette fabuleuse verrue, le Grand Bali Beach Hotel, tellement moche que quand il a été fini ils ont décidé d’interdire les constructions plus hautes que les palmiers). Et perdez-vous un peu, c’est assez mignon.

De là vous pouvez rayonner assez facilement dans le Sud. Un petit conseil, conduire, faut éviter vu la circulation, les obstacles (chiens et poulets essentiellement) et l’absence de signalisation. Levez le nez, 15 petits messieurs au mètre carré vous proposent « transport, transport », et avec une bonne négo, vous vous en tirez pour une journée de conduite à 150 000 roupies.

Perso, je vous conseille de vous faire Tanah Lot, ultra touristique mais il faut y passer, ensuite stop à Jimbaran pour vous faire un resto de sublimes fruits de mer (hop, le kilo de langoustes) mais faites gaffe, des fois, ça explose… puis enchaînez sur les plages de surf de la péninsule: Bingin (la traversée de la campagne puis l’escalier pour accéder à la plage valent le détour) et Padang Padang (idem, le chemin d’accès entre des falaises colonisées par des singes est assez chouette).

 Finir à Ulu Watu, mais gaffe aux singes, c’est des saloperies. Si vous pouvez, faites-vous le coucher du soleil là-bas, et éventuellement un spectacle de danses, ça doit être joli.

 

De Sanur, il FAUT aller à Nusa Lembongan. Par contre, faites gaffe, les guides oublient de le dire, mais il y a un bateau par jour (enfin deux, mais le public et le moins cher est à 8h). Donc obligation de passer la nuit là-bas. Le trajet coûte dans les 50 000 roupies pour 1h30 de bonheur (ou de vômi, selon comment vous supportez le bateau). Une fois sur l’île, humez la délicieuse odeur de la ressource locale, l’algue, qui sèche en plein air, promenez-vous, à pieds, allez, bande de feignasses : les plages Mushroom Beach et Dreamland, les cave houses creusées pendant 25 ans par un illuminé (et terminées l’année de ma naissance), le petit pont qui relie l’île à une plus petite. Avec un peu de chance, lavage de vache dans la mer et festival de crabes des terres (birk) seront au rendez-vous.

Les endroits où dormir et manger et se faire masser et le reste du périple très bientôt.

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