Ô rage, ô désespoir
Tout à l’heure, j’essayais de discipliner ma tignasse qui se désinhibe totalement sous l’effet de la pluie (qui frise, quoi), quand d’un coup, il y a comme un truc qui attire mon regard. Qu’est ce que c’est que ça ? Un truc qui scintille vaguement. Normal, car après des années de martyre capillaire pour être brune et avoir l’air très sérieux et méchant, j’ai retrouvé ma couleur naturelle, donc je suis blonde j’ai une base claire, je me dis que ah, ah, encore un de ces petits cheveux exposés au soleil estival qui a pris une couleur dorée, comme c’est seyant.
J’aime bien les petits cheveux qui prennent une couleur dorée l’été. Je remercie déjà le soleil romain pour ce joli cadeau quand je réalise que quand même, celui-là de cheveu, il est quand même super clair, pour du doré. Voire, même……….. N’osant y croire, je l’arrache pour le regarder de plus près. Je le pose avec précaution sur un support noir. C’est pas blond doré, ça. Ou alors un blond doré albinos. ARG. Décèd’. Gasp.
Oui. Il est blanc, le cheveu. Mon premier cheveu blanc de toute ma vie. Je pourrais être émue, ou m’en foutre totalement, mais pas trop en fait, c’est le genre de première fois dont je me serais bien passée encore pour 15 ou 20 ans. Ça veut dire que je vieillis, ce que j’ai tendance à complètement occulter oublier, même que quand on me demande mon âge, je suis obligée de réfléchir, et généralement, je me trompe, pourtant, je devrais me rappeler, l’âge du Christ (quand il est mort), « dites 33″, etc. Ou alors que je suis stressée, les soucis, tout ça, blabla. Ou alors je vieillis en stressant, encore mieux.
Fort mécontente je suis. Parce que bon, encore une flagrante injustice, les hommes avec des cheveux blancs, ça fait du charme, de la maturité, il paraît. Alors que les femmes avec des cheveux blancs, ça fait vieille, et vieille. Et c’est tout. Voilà. Je l’ai gardé, en souvenir, des fois que ça soit une exception, un stressé tout seul dans son coin, un cheveu névrosé, quoi. Et qu’il n’y en ait plus jamais d’autres. On peut toujours rêver, non ?
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