Num, le thaï à éviter d’urgence
J’ai décidé unilatéralement, avec l’appui de quelques amis bienveillant, d’arrêter de ne faire qu’encenser des endroits. Je suis infiniment critique, ça serait dommage de ne pas en faire profiter mes 12 lecteurs assidus. Particulièrement sur la nourriture d’ailleurs. Alors je vais inaugurer une série, et l’heureux restaurant qui va me le permettre, c’est Num. Ça veut dire je sais plus quoi en thaï, c’est donc un resto thaï.
J’adore la cuisine thaï. Donc j’ai voulu tester Num, chaudement recommandé à droite et à gauche – selon leur revue de presse qui a d’ailleurs disparu de leur nouveau site. Côté déco, c’est un joli machin design avec une jolie terrasse. Les serveurs sont de jolis machins design avec des chemises blanches impec. Ça se la pète un peu, et c’est froid. Ça, c’est dit.
Et puis, comment dire, côté cuisine thaï, c’est un peu légèrement du foutage de gueule. Déjà, ça coûte un bras, ce qui serait acceptable si c’était terriblement bon. Hors, ça n’est pas le cas. Le crash test a été effectué sur une salade de buf en entrée (11 euros), grand classique, excellent plat de crash test. Le plus: la viande était de qualité. Le moins: tout le reste. Aucune saveur, aucun épice, aucune herbe, juste ils ont jeté de la citronnelle et basta. La viande est trop cuite, ruinant complètement son goût. Ça décourage un peu de tester le reste. D’ailleurs, on s’abstient, et on est grincheux, parce qu’on n’aime pas aller au resto pour manger des choses qu’on aurait pu aussi bien mal cuisiner soi-même.
Le service s’avère lui aussi décevant, on attend tout des plombes, le cendrier, l’eau, et le joli machin qui nous sert de serveur n’aurait pas du ouvrir la bouche « ouais, dzolé, arf arf, j’ai raté le bus, j’ai pris le suivant ». La classe.
Ce qui résume bien Num: ça se veut chic, ça se veut bon, et en fait, non.
Num
10, rue Coquillière
75001 Paris
Mots-clefs :num, thaïlandais