Le verre volé

Update :

C’est ça, de retourner dans des endroits après trois ans de désertion, on court à la déception. J’avais fait fi des commentaires désobligeants de mon compagnon du jour, qui me disait, ouais mais les commentaires google, ça pue, j’ai dit ta gueule, on y va, j’connais, tout ça. Déjà, bon, pas de bol, j’étais ronchon du travail, et on nous a collé (coincé) entre un enfant braillard ( »elle est fatiguée, la pauvre ») et deux garçons pas drôles (enfin, ils n’ont pas ri à ma blague en arrivant, c’est un signe), et on a demandé pas très gentiment au monsieur et à son 1,90 mètres s’il voulait pas un peu se tasser pour pas bloquer. Ensuite, la carte a changé, c’est devenu un peu cher (13 euros le « grand » plateau de fromages, faut voir ce qu’ils appellent « grand »), puis ils sont à un niveau d’amabilité largement insuffisant. On n’a pas aimé le vin (rustique, rustique, ça pique pas et ça a pas un arrière gout de bouchon, rustique), ni le houspillage sitôt le fromage fini pour savoir si « on nous avait expliqué la carte des desserts ». A trois reprises. Globalement, mousse aux deux chocolats ou crumble, faut pas nécessairement deux tonnes d’explications pour comprendre que c’est bateau, et qu’on en veut pas.  Et pour finir, devant mon hésitation à prendre un autre verre et ma blague souriante « vous posez beaucoup de questions, ditedonk », je me fais allumer comme une malpropre parce que bon, ici on est dans un bar, on mange, on boit, on consomme quoi. Nice. Pour clore l’épisode en beauté, on se fait jeter dehors parce qu’il faut libérer la table de quatre qu’on occupe, alors que bon, personne ne trépigne nerveusement pour s’assoir. Ah oui, rappel, deux services, le 2ème à 22h30, faut vraiment bouffer fissa et avoir rien à se dire pour tenir la deadline. Bilan, on est allé manger un dessert et boire dans un petit rade pas prétentieux à quelques centaines de mètres, et on reviendra pas. Dommage.

Fin de l’update.

Très bonne adresse, cet endroit. Deux endroits, d’ailleurs, puisqu’il y a le bar à vins option grignotage, ou la boutique option j’ai un dîner et je veux du bon vin… Pour la boutique, rue Oberkampf, vous pouvez acheter les yeux fermés (ou demander conseil, ils savent de quoi ils causent) de petits vins bien sympathiques, de producteurs qui refusent une AOC (je cite) ou du champagne au nom incongru selon l’utilisation que vous en faites (Fidèle), vous ne serez jamais déçus.

Pour le resto, à deux pas du Canal Saint Martin, pensez à réserver, il doit y avoir 5 tables. Les mêmes vins, que vous pouvez acheter ou consommer sur place (avec un droit de bouchon de 7 euros, comme on vous l’expliquera fort bien), accompagnés d’une sélection de petites merveilles (sur l’ardoise, j’adore les ardoises): le Lapin vous recommande particulièrement les assiettes de charcutailles et / ou fromages, avec du bon rouge, c’est terrible. Bon app’ !

Le Verre Volé

(avec resto)
67 rue de Lancry
75010 PARIS
01 48 03 17 34

(cave)
38 rue Oberkampf
75011 PARIS

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