Le cul de poule

Toujours en quête d’endroits bons / pas chers / décontractés, mon attention s’est portée sur le Cul de poule. Rien que le nom, ça fait pas vraiment lieu guindé rempli de gens qui se prennent au sérieux. J’appelle pour réserver, vu que j’ai horreur de me prendre une claque sur le museau « c’est complet » quand je m’apprête à dîner. On me demande si je connais la salle du haut (non), et on me livre une explication pas très claire avec des histoires de méridiennes, de assis ou couché et de jambes sous la table. Vendu. Mon invité étant en retard, je découvre seule l’étage… et là pleine de perplexité, je m’aperçois que bon, à peu de chose près, on dine au lit, quoi. Avec des plateaux en bois.

Comment on s’installe, je demande à la charmante serveuse. Comme vous voulez, mettez-vous à l’aise, me répond-t-elle.

 

Je me tortille, fais la fille 5 minutes, assise toute droite sur le bord du… euh… lit ? banquette ? whatever… et puis paf, j’enlève mes bottes et hop, je saute sur la chose, me roule dans les coussins, jubile, remets ma jupe en place, et adopte une posture digne d’un repas romain. Le plus drôle c’est quand d’autres gens arrivent, regarder les réactions et la manière dont les gens gèrent la phase d’installation constitue un divertissement plus que réjouissant.

 

Le menu sur du papier millimétré canson arrive, avec un talkie walkie « pour nous appeler, sinon, on vous oublie ». Cute. La carte est simple, on y remercie poliment les producteurs des matières premières. J’opte pour la côte de cochon de je ne sais plus qui, avec la salade d’herbe folle, de je ne sais plus qui non plus…. mais je les remercie aussi, c’est sublime, pas prétentieux, simple, efficace et goutu. Le cochon, c’est bon, et là particulièrement, cuisson impeccable (faut savoir interpréter mon « pas rosé mais surtout pas à point »). C’est un délice. Quant aux desserts, j’opte pour des fraises à la crème, rien d’extraordinaire me direz-vous, des fraises, de la crème, et hop c’est plié… détrompez vous… encore une fois, avec les bons ingrédients, on fait des merveilles, nul besoin de complication.

Je repars ravie, remplie, et délestée de seulement 20 euros pour plat plusse dessert, pour la qualité, on aurait tort de ne pas y retourner pour tester le reste de la carte.

Et en plus, si vous vous ennuyez, y’a un pan de mur entier de mots mêlés. A noter également, un accueil chaleureux digne d’un resto routier de province (si, c’est bien, je vous assure, ça change), et des bracelets en tissus à découper soi-même « le cul de poule », qui passeront peut être moyennement en réunion, mais c’est bien pour tester l’humour de vos collaborateurs.

 

Le Cul de Poule
53 rue des Martyrs
75009 Paris
01 53 16 13 07
Métro Notre Dame de Lorette

Mots-clefs :,

Commenter