Frenchie

Frenchie, ça a commencé comme une histoire d’amour légèrement contrariée. On m’en a parlé, j’ai lu des trucs dessus, et j’ai été prise d’une irrépressible envie de le tester, parce que dedans il y avait des mots magiques comme « ex-chef du Fifteen » et « beau-frère du patron de l’Office ». Alors j’ai essayé, j’ai appelé plusieurs fois pour réserver, et systématiquement, on m’a dit, désolé, c’est complet, fort gentiment au demeurant, mais bon. Aigrie j’étais. Puis un jour, je me suis dit que puisque je pouvais pas y manger le soir, j’allais y manger le midi. Je me suis donc pointée à midi, j’ai défoncé la porte d’un resto vide, à la devanture incroyablement sobre, et j’ai dit au chef que bonjour je voulais manger mais j’ai pas réservé.

010Il a eu l’air un peu surpris, parce qu’il ouvre qu’à midi et demi, alors forcément. Mais il a été chou, m’a demandé de lui passer le petit carnet rouge des résas, m’a trouvé une place, et je suis allée patienter avec un Ricard. A midi trente tapante, j’étais là, et je trépignais.

La carte, c’est simple, deux entrées, deux plats, un fromage, un dessert, un café gourmand. Pas beaucoup de fioriture, j’aime les cartes restreintes qui ne se dispersent pas, sans tomber dans le cliché c’est souvent gage de qualité et de bons produits frais, ça tombe bien.

Entrée, soupe au panais. Je rigole intérieurement parce que c’est pas glamour, mais je rigole pas longtemps. Déjà parce que le service est d’une rapidité exemplaire, ensuite parce que c’est à tomber, avec des vrais croutons et de l’oignon confit et des raisins. Je torche les trois quart du pain en sauçant et parce qu’on m’a mis du beurre avec de la fleur de sel dedans à côté. la serveuse rigole, parce qu’elle me dit qu’on dirait que j’ai aimé, vu que mon assiette pourrait se passer de vaisselle.

Plat, gnocchis et ragoût de cochon. Qui arrive tout aussi vite que l’entrée. Et qui est dans l’exacte lignée. C’est bon, délicieux, succulent, les gnocchis fondent, le cochon fond, et y’a des feuilles de sauge frites en chips qui m’achèvent. Je jubile.

Si je veux un dessert ? Un peu que je veux un dessert, surtout que les desserts, c’est souvent le truc qui me déçoit dans les restos. Riz au lait pommes tatin caramel. Je pleure presque en le mangeant tellement c’est bon, juste sucré ce qu’il faut, riz ni ferme ni mou. La perfection faite dessert.

Je re-passe une tête en cuisine, ce qui m’arrive jamais – faut préciser que le chef il est tout seul, un peu magicien le chef vu qu’on attend pas et que même si c’est petit, il doit quand même y avoir 25 personnes là-dedans. Je le congratule, le prend même en photo « pour mon blog », photo malheureusement ratée que je ne mets donc pas ici, mais en plus, il faut le savoir: le chef est joli.

Côté porte-monnaie, vu la qualité, c’est cadeau: 19 euros entrée/plat ou plat/dessert, 21 euros la totale.

Je suis amoureuse du Frenchie, c’est officiel.

Frenchie
5 rue du Nil
75002 PARIS
01 40 39 96 19
Métro Sentier

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Commentaires (1)

 

  1. La bulle dit :

    mouai
    t es amoureuse du chef et tu veux pas nous le montrer c est ca ?

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